Très Haut Débit, une priorité pour les Landes

Dans le cadre du vote du budget 2017, Geneviève Darrieussecq explique pourquoi elle ne s’opposerait pas à un endettement du Département qui serait lié à un déploiement rapide en très haut débit dans les Landes, car il s’agit de l’avenir et de l’attractivité de notre territoire. Et elle regrette la lenteur du déploiement numérique sur le Département

Je suis d’accord avec vous pour dire que finalement, les opérateurs n’ont pas tendance à aller dans les zones rurales, et que c’est la puissance publique qui est appelée sur ce genre d’opération. Moi je veux redire : le numérique, c’est une voie de communication comme une autre, comme une route, comme une voie ferrée. C’est de l’information qui circule, mais c’est une voie de communication, et qui devient essentielle.
On le voit, on développe des expérimentations pour le maintien des personnes âgées à domicile qu’il faudra mettre en œuvre. Il faudra faire en sorte que sur ces territoires les gens puissent accéder au numérique ou à la téléphonie. Vous disiez qu’on ne peut pas reprocher au Département de s’endetter de façon importante. Moi à titre personnel, je ne vous reprocherai pas de vous endetter pour une chose utile ! – je n’ai pas dit que ce que vous faisiez n’était pas utile par ailleurs –, mais il y a des choses qui me paraissent plus prioritaires que d’autres, et cela doit être franchement une priorité, parce qu’il en va de l’avenir de notre territoire, de l’activité économique de notre territoire, du maintien de l’emploi sur notre territoire, du maintien des services et de la pertinence de tous les services au plus profond des territoires ruraux, et de l’égalité territoriale.
Et si on a des territoires qui sont à deux ou trois vitesses actuellement, c’est aussi parce que nos territoires ruraux n’ont pas les mêmes atouts et moyens que les territoires urbains. Et je crois que – pour le numérique et la téléphonie –, ça participe grandement dans notre pays à faire ressentir par les populations une fracture territoriale qu’il nous faut gommer. Et c’est ce sentiment de fracture territoriale qui amène des personnes à des sentiments de non-appartenance, et aux votes qui vont avec. Donc, je crois que notre devoir c’est, progressivement, d’arriver à être le plus pertinent possible, et le plus rapidement, sur ces infrastructures, qui sont des voies de communication, comme les routes, et comme les trains.
Avant le XIXe siècle, les villes se développaient au bord des rivières. Ensuite elles se sont développées au bord des voies ferrées. Ensuite les villes et les activités se sont développées au bord des routes et autoroutes. Et là, ça sera un développement beaucoup plus diffus, mais qui amènera quelque chose de bien pour les populations et les activités. Donc, à titre personnel, je ne discuterai jamais d’une augmentation de la dette qui serait dans une priorité d’aller plus rapidement dans ce déploiement, dans les Landes mais aussi en France. En sachant que la France est très en retard dans ce domaine, par rapport à des tas d’autres pays, partis de rien et équipés très rapidement en très haut débit. Il faut que cela soit un atout pour notre Département.