Intervention sur l’Aide aux personnes âgées (G. Darrieussecq)

Dans le cadre du vote du budget 2017, sur l’aide aux Personnes Âgées, Geneviève Darrieussecq intervient, pour faire part d’une remarque sur la difficulté de recrutement de personnels pour les soins à domicile, ainsi que sur la nécessité d’une bonne couverture de réseaux numériques, afin que les services numériques d’aides à la personne en cours de déploiement sur le territoire puissent n’exclure personne.

La politique envers les personnes âgées est une politique importante du département et qui est dans ses compétences majeures, il est bien normal que nous les développions. Beaucoup de choses sont fixées par la loi, notamment l’APA, et je dois dire que l’évolution de l’APA avec la loi votée il y a 2 ans m’apparaît comme une bonne évolution pour la prise en charge des personnes âgées à domicile.

 

Deux points qui me tiennent à cœur que j’aimerais développer ici, même si je ne sais pas quel peut être le niveau d’intervention du Département. Mais je crois qu’on ne peut pas ne pas s’en préoccuper, d’autant que nous avons cette convention de modernisation de l’aide à domicile, signée avec la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Nos établissements médico-sociaux qui développent des services à domicile, et même les associations, se retrouvent face à des problèmes importants de recrutements de personnes formées. Ils ont vraiment du mal à trouver des auxiliaires de vie qui ont trouvé des formations. Alors il y a des formations qui existent, des personnes se forment, bien souvent reçues en stage dans les structures adaptées, et ensuite on ne sait plus où elles passent sur le marché du travai. Donc c’est une vraie question, et il faudra s’interroger du nombre de formation : sont-elles en nombre suffisant ? Et ensuite, il faudra que nous insistions pour avoir un suivi des personnes, car c’est un vrai sujet de volonté publique française de travailler sur le maintien à domicile mais il faut que celui-ci soit fait dans de bonnes conditions, avec les personnes formées. Et à l’heure actuelle, je sais que beaucoup d’acteurs sur le terrain ont beaucoup de mal à trouver des compétences, alors qu’ils reçoivent des stagiaires qu’ils les forment, et qu’ils aident à la formation, et qu’ensuite on ne les retrouve pas sur le marché du travail là où on en aurait besoin. Je ne sais pas comment nous pourrions travailler sur le sujet, mais il faut que nous le fassions.

Ensuite, sur le numérique. Je ne peux que partager l’optimisme dans le développement de tous ces services aux personnes âgées, je ne vais pas faire retomber et les ambitions et l’envie d’aller vers tout ça, mais il faudra que la téléphonie et l’accès au numérique puissent être à peu près équivalents sur le territoire, afin qu’il n’y aie pas là aussi des personnes que nous pourrions prendre en charge avec ces outils modernes, et celles que nous ne pourrions pas prendre en charge.

[…]
Dans nos Centre Intercommunal d’Action Sociale (CIAS), nous mettons en œuvre des salaires corrects, de la protection sociale, des choses importantes pour les salariés et les agents. Je ne pense pas qu’il y ait dans le Département beaucoup de CIAS qui soient à l’équilibre, la majorité est même complètement déficitaire. Et ces services sont renfloués par les intercommunalités qui bien souvent mettent une subvention d’équilibre à ces services, alors que la compétence essentielle elle est au Conseil Départemental et pas aux intercommunalités, mais nous intervenons car nous devons bien le faire pour les personnes sur nos territoires.
Alors je salue aussi l’avancée qui a été faite au niveau du conseil départemental sur les prix de journée sur les personnes en APA, pour que nous retrouvions un peu moins de déséquilibre. Et c’est vrai que les nouveaux plans APA qui sont plus larges et mieux rémunérés, progressivement, vont peut-être arriver à résoudre ce problème. Et il faut dire aussi qu’il y a là une grosse participation de toutes les collectivités à cette mise en œuvre du soutien à domicile de toutes les personnes âgées, il n’y a pas que le département, les intercommunalités participent aussi activement à hauteur non négligeable. Et il faut vraiment que nous nous penchions sur cette histoire de formation, pour la pérennité et surtout la qualité du service pour les personnes âgées.