Aide à la filière volaille / poulets de chair (C. Gonthier)

En février 2017 en session plénière, Chantal Gonthier demande si, dans l’aide proposée à l’activité partielle, la filière poulet de chair est incluse.

Mme GONTHIER – Je voulais savoir si, dans l’aide proposée par rapport à l’activité partielle, cela concernait aussi la filière élevage poulets de chair parce qu’il y a un grand danger de ce côté-là. On est bien d’accord, ils sont inclus ?…
[Oui]
D’accord. On n’insiste peut-être pas suffisamment sur cette filière, mais le retard d’implantation des plannings va causer beaucoup de tort, en tout cas au niveau des marchés, mais vous l’avez très bien expliqué et c’est bien écrit dans la note.

Je voulais savoir si l’aide du Département apportée en complément de l’activité partielle était étendue à l’amont, si elle était compatible avec le remboursement des pertes d’exploitation.

Mme LAFITTE – Je viens de répondre. Il faut que l’on vérifie que l’on ne soit pas ensuite obligé de rembourser au niveau de l’Europe.

Mme GONTHIER – Si la vérification s’avère favorable à une intervention du Département, est-ce qu’un certain nombre de contraintes liées au recours à cette aide financière activité partielle pourraient être levées, notamment celles liées à la formation réalisée par les salariés parce qu’il semblerait que ce soit cela qui ait beaucoup freiné les exploitants employeurs à recourir à cette aide, dès lors que cela manque de diversité au niveau des postes de travail proposés sur les exploitations.

Le recours à la formation a donc, semble-t-il, été un frein par rapport à ce soutien financier. Peut-on déconnecter l’aide du Département au fait d’avoir un dossier accepté par l’Etat dans le cadre de la prise en charge de l’activité partielle ?

Mme LAFITTE – Nous venons en complément des aides de l’Etat.

Mme GONTHIER – C’est un peu dommage.
Ensuite, c’est un témoignage sur la grande désespérance des exploitants qui ne voient pas de perspective d’avenir. Je ne suis ni scientifique, ni chercheur pour dire ce qu’il y a lieu de faire, il en incombe à la responsabilité de l’Etat, mais nous avons à faire face à des situations, en tout cas sur les risques psychosociaux, très inquiétantes du côté des exploitants.