Remboursement de la filière palmipède suite à l’influenza aviaire (P. Mallet)

Lors de la DM1 2016, Pierre Mallet s’exprime au sujet du remboursement de la filière palmipède suite à la grippe aviaire.

Sur ce dossier de l’Influenza aviaire, je voudrais attirer l’attention de l’Assemblée sur le fait qu’on parle de l’aval, mais pour ce qui concerne l’amont, si nous nous étions réjouis des interventions des collectivités pour accompagner la filière, entre ce qui a été annoncé et la réalité des faits aujourd’hui, il y a quand même deux poids deux mesures puisque les aides commencent à arriver dans les entreprises et les exploitations agricoles fin juin, alors qu’elles étaient annoncées plutôt début mai, et elles ne sont pas à la hauteur de ce qui avait été annoncé. Il y a donc aujourd’hui un vrai différentiel. Je sais que dans la profession agricole, beaucoup ont reçu des propositions pour avoir, non pas des aides, mais des avances remboursables, ce qui n’est pas exactement la même chose, tout le monde le comprendra.
Quand je parle de l’amont, je parle bien sûr des exploitations, mais aussi des salariés de certaines entreprises de transformation qui sont très inquiets pour leur avenir. Je me rappelle que dans vos propos, Monsieur le Président, vous aviez dit : « Le canard, c’est notre pétrole. » Je vous assure qu’il n’est pas très agréable d’être du mauvais côté de la pompe aujourd’hui.

H.Emmanuelli –  770 dossiers ont été instruits – vous le savez, Monsieur MALLET – avec des acomptes versés.

P. MALLET – Oui, je le sais. Ils sont loin d’être à la hauteur de ce que l’on attend.
[…]

Je voulais juste rappeler et sensibiliser l’Assemblée au versement de ces 15 % des dossiers, puisque ces demandes d’accompagnement sont certifiées par le Centre de Gestion. Ce n’est pas une vue de l’esprit. Je voulais également rappeler que les règles de biosécurité imposent une baisse de la production, en moyenne de 25 %, et que 20 à 30 % des producteurs vont abandonner leur activité. Tout cela mis bout à bout, il faut bien sûr rester optimiste parce que le monde agricole sait rebondir, mais il faut surtout être très vigilant pour accompagner ceux qui veulent redresser la barre et relever la tête le plus rapidement possible. On en a besoin.