Clause d’insertion dans les marchés publics (M. Ara)

Dans le cadre de l’examen du Budget Primitif 2016, Mathieu Ara propose des clauses d’insertion par l’emploi dans le cadre des marchés publics.

Je ne veux pas faire une critique, ni même une remarque. Je ne veux pas énerver qui que ce soit. J’aurais peut-être un souhait, voire une proposition. En reconnaissant l’objectif que nous partageons d’insertion par l’emploi et le très bon travail qui est fait notamment avec les associations, je veux simplement dire ceci : sur les clauses d’insertion dans les marchés publics, effectivement, c’est difficile ; effectivement, les entreprises ont parfois des difficultés parce qu’elles ont, elles aussi, leurs employés à faire travailler et qu’elles manquent d’heures. Cela dit, les clauses sociales dans les marchés publics, 15 000 heures d’insertion, c’est peut-être un axe de progrès à avoir. Notamment, vous ne parlez pas des routes départementales et ce serait peut-être un axe de progression à inclure parce que cela fonctionne. Pas à 100 %, on est à peu près à un tiers d’emplois pérennes derrière, mais c’est quelque chose d’important et qui fonctionne. Merci.

H.EMMANUELLI – Je pense que vous avez raison. […]

G. DARRIEUSSECQ (en réponse à H. Emmanuelli) – Certes, le traitement du RSA doit se faire par l’emploi. Les mesures d’insertion doivent être amplifiées, mais vous dites que le problème n° 1 est l’emploi. Moi, je crois que, dans notre pays, le problème n° 1, c’est l’orientation et la formation. Il y a beaucoup d’emplois qui ne sont pas pourvus à l’heure actuelle et c’est une vraie difficulté avec le nombre de demandeurs d’emplois dans notre pays. On ne va pas ouvrir tous les champs parce que cela ne concerne pas notre Collectivité – l’emploi non plus d’ailleurs, sinon l’insertion – mais je crois qu’il faut voir l’amont et l’aval. L’orientation et la formation, c’est l’amont, avant d’avoir un emploi qui soit plus qualifié puisque, vous le disiez, à l’heure actuelle, il y a beaucoup d’emplois plus qualifiés qui sont nécessaires et qui restent sans réponse sur le marché du travail. Par contre, il y a encore beaucoup d’emplois non qualifiés qui, malheureusement, ne trouvent pas preneurs non plus.