Mot d’introduction au Budget Primitif 2016 (G. Darrieussecq)

Geneviève Darrieussecq s’exprime en introduction au vote du Budget Primitif 2016, en mars 2016, en réponse à l’introduction du Président du Conseil Départemental, notamment dans le domaine agricole.

Je poursuivrai sur la longue introduction que vous avez faite sur la crise aviaire pour dire que nous partageons vos inquiétudes pour la filière aval dont le sort n’a pas été encore décidé. Vous nous parlez d’une réunion cet après-midi.

Nous sommes totalement en phase avec ce que vous affichez comme ambition pour le Département, que doit partager, j’imagine, le monde agricole. Faire de la qualité et un tiers de la production, je crois que ce sont des ambitions intéressantes. Elles sont néanmoins impossibles à envisager dans cette année 2016, peut-être dans l’année 2017, et il faut se donner cette ambition à cinq ans, six ans. Je crois que ce sera une richesse supplémentaire pour notre département.
Comme après la crise Klaus par exemple, cette crise aviaire vient marquer notre département. Je crois que c’est toujours dans les moments difficiles que l’on sait se retrousser les manches et que nous arrivons collectivement à nous en sortir. Vous parliez des industries de transformation. Il y a des grandes entreprises, oui, mais il y a aussi des petites et des moyennes entreprises qui vont se trouver en très grosse difficulté dans les mois à venir, ainsi que les transporteurs par exemple. La filière gras est très grandement touchée, nous serons aux côtés de tous les acteurs et nous soutiendrons toutes les mesures qui seront prises pour cette filière, sachant que la biosécurité est un enjeu majeur d’avenir. Cet enjeu va être difficile à atteindre parce qu’il faut l’atteindre dans toutes les zones dans un même temps. Il faut donc que tous les professionnels mettent en œuvre en même temps des mesures fortes et drastiques. Ce n’est qu’à ce prix-là que nous pourrons avoir une sécurité vis-à-vis de ces virus.
Donc, oui, nous sommes nous aussi, dans notre Groupe, parfaitement conscients de tous ces enjeux et je vous remercie de nous donner le résultat des cogitations de cette réunion sur l’aide aux entreprises cet après-midi.
Pour le reste, Monsieur le Président, nous sommes dans une situation un peu singulière, je vous l’avoue, de voter des dépenses avant de voter des recettes dans ce budget. J’ai bien entendu les incertitudes dont vous parlez. L’incertitude sur la crise aviaire, ce sont surtout des incertitudes de dépenses. L’incertitude sur les bases, je crois que toutes les collectivités l’ont jusqu’au bout, tous les ans. C’est pour cela que de nombreuses collectivités votent leur budget aux alentours du 15 avril, à la dernière limite. L’incertitude sur le RSA et l’évolution, c’est une incertitude en dépenses et en recettes. Et surtout, la décision que vous prendrez du vote des taux avec une marge de manœuvre très faible pour les Départements puisque la seule marge de manœuvre fiscale repose sur la taxe du foncier bâti et les droits de mutation pour lesquels, je crois, vous avez, l’année dernière, voté le taux maximal possible.
Donc là, il n’y aura pas de modification particulière. Vous l’avez dit, le delta est tout de même peu important dans les taux et je pense que nous aurions pu envisager les recettes et les dépenses.