Plan de démoustication (L. Camblanne et G. Darrieussecq)

Dans le cadre de l’examen du Budget Primitif 2016, Lionel Camblanne et Geneviève Darrieussecq interviennent pour faire part de remarques, au sujet du plan de démoustication, dans les zones côtières.

L. CAMBLANNE – Juste une question concernant le plan de démoustication. Je tiens à signaler que c’est un enjeu important pour l’ensemble des communes côtières où, étant donné qu’il y a de fortes remontées de nappes phréatiques durant l’hiver, on se retrouve au printemps avec de nombreuses zones humides qui provoquent la prolifération de moustiques et qui créent beaucoup de problèmes en mai-juin, notamment pour les opérateurs touristiques.

J’aurais souhaité savoir plus précisément, sur les 70 000 €, en quoi consistait la prestation, puisque ce sont malheureusement des actions qui coûtent très cher. Idéalement, il faudrait les étendre à des territoires entiers pour qu’elles puissent être vraiment efficaces. Est-il prévu, à terme, des plans de plus grande ampleur et quel soutien peut-on apporter plus précisément aux communes touchées ? Merci, Monsieur le Président.

P. CARRERE – Ce plan est une nouveauté par rapport à la prise en charge départementale. Je vous rassure, il n’y a pas qu’à Seignosse et sur les communes littorales qu’il y a de l’eau. A l’intérieur des terres, on a aussi quelques zones humides qui font éclore les moustiques à la belle saison. Cependant, cette opération n’a lieu que par rapport au moustique-tigre à proprement parler. […] Je pense que cette enveloppe va nous permettre d’amorcer la première bataille et nous serons à même de réagir, je pense, s’il y a vraiment une infestation territoriale.

G. DARRIEUSSECQ – Je crois que cette action est importante. On n’ignore pas ce qui se passe dans d’autres pays, en Amérique du Sud et en Amérique Centrale, avec le moustique-tigre qui est le vecteur de certaines maladies, Zika en particulier, et je crois qu’il faut que nous soyons sur ce point-là assez draconiens dans la lutte à mener, sachant qu’il faut avoir beaucoup d’humilité parce que ce n’est pas simple, mais il faut bien voir que cela peut avoir des retentissements sur le tourisme et l’attractivité de notre territoire.
Je crois qu’il faut vraiment que nous y travaillions. Actuellement, ces moustiques ne prolifèrent pas de façon trop importante, mais je crois qu’il faut que nous soyons très vigilants afin que cela ne se produise pas. Le moustique vulgarus est ennuyeux pour les oreilles et les démangeaisons qu’il provoque, mais l’autre peut être un vecteur qui peut devenir ennuyeux pour notre territoire touristique.