Village Alzheimer, RSA, services sociaux et baluchonnage (G. Darrieussecq)

Intervention du 19 octobre 2015, lors du conseil départemental sur le DM2 (décisions modificatives numéro 2)

Village Alzheimer

Je voudrais revenir sur ce que vous avez dit sur la maladie d’Alzheimer et que le Village ne faisait pas tout. J’espère que tout le monde en est conscient ici. Ce projet va dans le bon sens. Il permettra de développer la recherche et des prises en charge innovantes, mais nous avons, bien entendu, des besoins de structuration dans tous les territoires au plus près des familles, les aidants étant bien souvent en grande difficulté avec cette maladie. Ce village pourra justement devenir potentiellement une tête de pont de la structuration d’une prise en charge innovante, au plus près des territoires. C’est peut-être l’ambition qu’il faudra que nous nous donnions dans ce dossier.

RSA

Le deuxième dossier sur lequel je voulais intervenir est celui du Revenu de Solidarité Active. Augmentation des bénéficiaires du RSA, 2,7 M€ de plus nécessaires dans le budget du Conseil départemental pour pouvoir terminer l’année, une revalorisation de 10 % de plus que l’inflation sur 5 ans, entre 2013 et 2017, qui a été compensée ou qui devrait l’être par les transferts de frais de gestion de la taxe foncier bâti et l’augmentation des droits de mutation où, je crois, le Conseil départemental avait voté le taux maximum l’année précédente. Je voudrais dire quand même que ceci est lié aux difficultés que traverse notre pays, avec une augmentation régulière du chômage, des personnes en fin de droits qui ne peuvent plus prétendre aux allocations chômage et qui, quelquefois, ne sont même plus inscrites à Pôle Emploi.
Cette difficulté sociale est vécue, dans certains Départements – je sais bien que les choses, ici, ne sont pas au même niveau – comme une grande difficulté parce qu’ils disent ne pas être en capacité de régler les RSA à la fin du mois de décembre. La Ministre a proposé une aide pour les Départements les plus fragilisés. Néanmoins, l’Association des Départements de France et de nombreux Départements demandent une recentralisation, au niveau national, de la gestion du RSA.
Je voudrais connaître votre avis sur ce débat. Cela amènera-t-il des difficultés ? Elles y seront toujours, mais elles seront pour l’Etat et pas pour les Départements, encore que, s’il y a recentralisation, j’imagine bien que l’Etat récupèrera les ressources au niveau des Départements.
Donc, c’est vrai que c’est un sujet difficile, un sujet de société qui ne laisse personne indifférent, lié à ce chômage de masse que nous vivons actuellement.
Je veux ajouter qu’il y a quelques petits intervenants locaux qui gèrent aussi le RSA par des conventions signées avec le Département. Je veux parler des Centres Communaux d’Action Sociale de certaines communes – Mont-de-Marsan, Dax je pense, Biscarrosse – pour lesquels nous avons dû recruter des agents sociaux pour traiter le RSA dont vous nous avez donné mission, sans qu’il y ait de compensation financière de la part du Département. Cela pèse donc aussi sur le budget des communes et des CCAS – de ceux dont j’ai parlé en tout cas – ce qui représente un effort qui est fait par tous.

Tarification pour les services sociaux et prestataires

Je voudrais dire également un mot sur les tarifications pour les services sociaux et prestataires. Nous apprécions que ces tarifications aient été augmentées et soient à la hauteur du travail effectué par les travailleurs sociaux des CIAS. Il faut savoir quand même que tous les CIAS de notre département sont de plus en plus en difficulté sur les services d’aide à domicile, avec des déficits qui sont bien souvent comblés par les intercommunalités ou par les communes quand ce sont les CCAS qui portent cela. Le bloc communal est, lui aussi, appelé à financer ces prestations sociales, alors qu’il n’en a pas la compétence complète parce qu’elle est aux Départements, et cela représente de plus en plus de difficultés, mais nous apprécions beaucoup que ces tarifications aient été revalorisées afin d’avoir un tarif au niveau de la prestation.

Baluchonnage

Enfin, vous posiez une question sur le baluchonnage. Ce service fonctionne à Mont-de-Marsan. Je ne sais pas si c’est le cas à Labrit. Il s’est mis en place progressivement à partir du mois d’avril et, depuis cet automne, il est complet en octobre et en novembre selon les prévisions. Cela représentait véritablement un besoin des familles et des aidants. Le baluchonnage peut paraître un petit service, mais il demandera, je crois, à être développé. C’est une vraie demande sur le territoire.