Reprise de l’emploi dans le Département (G. Darrieussecq)

Intervention de Geneviève Darrieussecq, lors du DM2 (décision modificative numéro 2), en octobre 2015, s’adressant au Président du Conseil Départemental, Henri Emmanuelli.

 

Nous accompagnons de nos voeux qu’il y ait une reprise, qu’elle soit bonne et qu’elle permette de créer de l’emploi dans ce département.
Je veux revenir sur la loi dont vous parliez, Monsieur le Président, la loi NOTRe, puisque j’ai cru comprendre que, si toutes ces avances remboursables sont programmées en cette fin d’année, c’est aussi parce que, à partir de fin décembre 2015, il ne sera plus possible, pour le Département, de porter des actions de ce type. Vous parlez de décrets d’application et avez l’air de sous-entendre que l’on s’arrangera, dans ces décrets, pour continuer comme avant.
Je veux dire franchement que, dans ce pays, on ne bougera jamais. On continuera à avoir x structures territoriales – le mille-feuilles – et les compétences seront toujours diluées. L’important était d’y voir clair pour les élus quelquefois, pour la population et pour les entrepreneurs, pour les porteurs de dossiers.
Je ne sais pas ce que vous espérez des décrets d’application. Si c’est pour que cela ne change rien, je pense que ce n’est peut-être pas la peine de voter des lois et d’y consacrer du temps.

[…]

Dans ce Département, j’ai bien compris que vous souteniez l’activité économique, l’emploi, et personne ne vous en tiendra rigueur, au contraire, mais pourriez-vous faire un peu confiance aux intercommunalités ? Ce sont elles, dans la loi, après les Régions, qui ont la compétence Développement économique. On peut refaire l’histoire tous les jours ici, on peut refaire les lois ou les défaire, mais c’est un fait.
Le schéma départemental de coopération intercommunale est très étoffé, il fait des regroupements et crée des entités qui seront à même de porter toutes ces politiques. Il me semblait que cette loi qui suivait une loi de 2010 donnait des compétences claires à chacun, simplifiait le mille-feuilles territorial, mais vous nous dites aujourd’hui que c’est l’inverse qui va se faire. On va rester dans le saupoudrage, l’émiettement surtout qui ne donne pas de visibilité. On a l’impression que personne ne veut perdre le pouvoir, mais le pouvoir de quoi ? Notre devoir est d’être efficace. C’est tout. Ce n’est pas une question de pouvoir.