Infrastructures et la pratique sportives dans les Landes (G. Darrieussecq)

Geneviève Darrieussecq s’exprime sur les infrastructures sportives dans les Landes, en réponse au Président du Conseil Départemental, H. Emmanuelli, en juin 2015.

 

On ne le sait pas encore, mais dans le développement de la loi dite « NOTRe » qui va peut-être bientôt être votée, je crois que notre Collectivité va garder une capacité d’intervention en termes d’aménagement du territoire à l’échelle départementale.

Je partage complètement votre analyse sur le fait qu’il faut faire un diagnostic de toutes les infrastructures des pratiques sportives. Sont-elles suffisantes, ou doit-on les privilégier ? Vous parliez des piscines pour lesquelles le Département ne veut pas intervenir, où la Région ne veut pas intervenir non plus. Pourtant, l’apprentissage de la natation fait partie des missions obligatoires qui nous sont dévolues pour les jeunes enfants et je crois que l’Etat fait une priorité sur la mise à niveau des piscines dans les financements qu’il donnera dans les prochaines années.

Nous sommes tout à fait prêts à participer avec vous à ces diagnostics et à travailler, peut-être avec les maires et les présidents d’intercommunalités, sur ce qui pourrait être un schéma cohérent de développement des infrastructures sportives qu’attend le monde sportif. Certaines sont rendues obligatoires par les fédérations sportives.

Je vous rejoins pour dire qu’il est facile de donner des règles en haut, au niveau des fédérations, et de faire payer les collectivités après, mais si l’on veut que nos sportifs continuent à pratiquer et à être dans la compétition, il faut aussi étudier cela au plus près afin que l’on ait un développement où la pratique sportive peut être facilitée, quel que soit l’endroit du département. C’est cela aussi qui est important.

Enfin, j’ai bien compris qu’il y a toujours des discussions et qu’il ne faut pas entretenir, à mon avis, cette différence faite entre les clubs d’élite et les autres clubs qui seraient dits « des petits clubs ». Il n’y a pas de petits clubs, il n’y a pas de petites pratiques.

Il y a des pratiques différentes : des pratiques de loisirs, des pratiques de compétitions locales, de compétitions départementales, régionales, nationales.

Il y a maintenant quelque chose qui va se développer, où j’espère nous pourrons être proactifs – mais je crois que c’est prévu -, c’est l’opération Sport et Santé, qui est un enjeu national de prévention où l’on intègre la prévention de la santé dans une pratique sportive.

Il faudra, me semble-t-il, que notre Assemblée soit vigilante et qu’elle ait des politiques équilibrées entre ces différents secteurs qui ont tous leur intérêt et qui sont complémentaires ; il faut porter également une attention particulière aux équipements et que ces équipements soient équilibrés sur le territoire du département, mais nous devrons certainement avoir aussi cette réflexion – vous avez raison – avec le CDOS (Comité Départemental Olympique et Sportif) et peut-être avec les Présidents d’intercommunalités.