Projet Agrolandes (G. Darrieussecq)

Geneviève Darrieussecq exprime son point de vue sur Agrolandes, lors du DM1 (décision modificative num.1), en juin 2015.

 

Ce projet est important. Il a été initié au départ par les professionnels, il a eu besoin du soutien du Département et il est tout à fait normal que le Département se soit positionné de façon forte sur ce projet très important, je le répète, pour notre département, pour l’Est du département et surtout pour l’évolution de nos fleurons agricoles et agroalimentaires et le besoin d’innovation, de recherche et développement, mais également d’évolution vers des économies circulaires. C’est un très beau projet.

J’ai quand même une question à poser, que j’avais déjà posée à l’occasion de la mise en œuvre du Syndicat Mixte qui était passée en CDCI (Commission Départementale de Coopération Intercommunale). Ce Syndicat Mixte est composé par le Département et la Communauté de Communes du Cap de Gascogne. J’avais dit à l’époque qu’il me paraîtrait potentiellement judicieux d’y adjoindre d’autres collectivités et particulièrement l’Agglomération du Marsan. Il m’avait été répondu que c’était un portage foncier et que ce n’était pas sur le territoire.

Là, nous sommes dans la constitution du GIP. J’ai bien entendu que tous les représentants n’étaient pas encore définis. C’est une répartition 70 % Public, 30 % Privé et il est écrit, dans la délibération, que ce groupement associera le Conseil départemental, la Communauté de Communes du Cap de Gascogne, les Chambres Consulaires, le collectif d’entreprises et le secteur bancaire.

Je le dis très tranquillement : ce projet, qui est un grand projet de développement pour le département, doit véritablement être un projet transterritorial au niveau des Communautés de Communes et d’Agglomération qui ont des parties fortes dans ce domaine-là. L’Agglomération de Mont-de-Marsan possède sur ses terres, à Benquet, en face des terrains prévus pour le développement de ce technopôle, des unités de recherche de l’INRA, de Maïsadour. Sur cette agglomération, il y a également un IUT en biologie dans l’agroalimentaire qui fait de la recherche avec des doctorants. Il y a aussi le plus gros industriel des Landes, l’entreprise Delpeyrat à Saint-Pierre-du-Mont. Autant d’éléments qui nous font dire que cette agglomération aurait toute sa place dans le GIP.

Je parlerai aussi peut-être de la Communauté de Communes des Landes d’Armagnac qui a des industries fortes piscicoles et dans l’aviculture avec Caillor. Il nous semble que tout est intimement lié et qu’une réflexion avec les collectivités territoriales alentour est absolument indispensable pour la réussite de ce projet. On n’est pas là, territoire contre territoire, mais pour faire gagner ensemble ce projet.